Au Musée des Beaux-Arts de Lyon, contribuez à la rénovation d’un sarcophage Egyptien 

Au Musée des Beaux-Arts de Lyon vous pouvez contribuer à la rénovation d’un sarcophage Egyptien

Au Musée des Beaux-Arts de Lyon, dès ce jeudi 1er février,  les  visiteurs se verront proposé un billet d’entrée un euro plus cher qu’à l’accoutumé. Un investissement qui vaut le coup puisque l’argent récolté par le musée servira directement à remettre en état un cercueil antique égyptien !

L’histoire vous passionne ? Pourquoi ne pas y participer un peu  avec le musée des beaux arts de Lyon c’est possible. Durant trois mois, temps estimé à la récolte de fonds suffisants (soit 10 450 euros), le musée des Beaux-Arts lance son opération de rénovation et vous êtes conviés !

Le sarcophage d’Istemkheb, provenant probablement de la nécropole de Thèbes, renferme une femme qui s’y reposerait depuis le VIIème siècle avant Jésus Christ. Entièrement restauré à l’intérieur, le sarcophage était exposé au musée d’Arts asiatique de Guimet à Paris avant de rejoindre Lyon.
Pour cette deuxième opération rénovation, cette fois-ci les restaurateurs s’attaqueront à l’extérieur, qui est pour l’instant fortement encrassé et fragile. Cependant, on peut tout de même distinguer sur le dessus différents motifs : des colonnes, des vignettes et des hiéroglyphes évoquant des scènes et passages du Livre des morts. Un ouvrage censé guider les défunts, au travers des obstacles, jusqu’au royaume d’Osiris. Pour mieux pouvoir admirer le vestige, à l’issue de la campagne de financement participatif, la restauratrice, sous les yeux des visiteurs, redonnera au sarcophage son apparence originelle.

Ce genre de concept avait déjà vu le jour dans plusieurs musées britanniques mais aussi en France, au musée Rodin à Paris par exemple, et avait rencontré un grand succès.
Alors pour le musée des Beaux-Arts de Lyon, pas de crainte à avoir car avec 350 000 visiteurs en 2017, il suffirait que, pendant les trois mois de la récolte, un visiteur sur neuf ajoute un euro à son billet.
La direction du musée à assuré que le projet serait reconduit tous les trois mois avec différentes œuvres, soit pour de la rénovation soit pour de l’acquisition.

L’œuvre à restaurer : cercueil d’Isetenkheb


La momie de la dame Isetenkheb fut déposée dans ce cercueil vers 650-500 avant J.-C. L’enveloppe en bois peint, de forme humaine, contribuait à préserver l’intégrité du corps, élément indispensable à la renaissance dans l’au-delà. Les motifs peints à l’intérieur et à l’extérieur de la cuve et du couvercle participaient à sa protection magique. Ainsi, au fond de la cuve, l’image d’Osiris était supposée, en se redressant, entraîner la défunte vers sa nouvelle vie ; celle de Nout, à l’intérieur du couvercle, était censée la régénérer, tel l’astre solaire que la déesse avalait tous les soirs à l’Occident et restituait le matin à l’Orient. À l’extérieur, la mention de son nom et de sa filiation perpétuait l’existence d’Isetenkheb.

Les vignettes, les colonnes et lignes de hiéroglyphes reproduisent des scènes et extraits de chapitres du Livre pour sortir le jour (communément appelé Livre des Morts) et devaient aider le défunt à triompher des multiples embûches dressées sur son cheminement vers le royaume osirien. À la fin du parcours, le tribunal d’Osiris jugeait de ses qualités et de ses fautes et, si ses bonnes actions l’emportaient, acceptait son accession au royaume tant espéré dans l’attente d’une renaissance.

http://www.mba-lyon.fr/mba/sections/fr/activite-culturelle/actus/billet-plus-1-euro

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